Sujet, verbe, complément,

quand la photo est un sport de rue.

Ersen Sariozkan est un photographe de l’instant au quotidien.

Ce qui attire dans les photographies d’Ersen Sariozkan, c’est avant tout la lumière. Ersen est un homme du soleil, il lui en faut, il le recherche, s’il n’y en a pas, il l’invente dans un regard ou un reflet.

Il m’arrive de me promener avec Ersen. On cause, c’est une balade tranquille. Et tout à coup il bondit, court, s’accroupit ou se retrouve couché sur le bitume, c’est un corps entier qui capte les instants.

Le passant est pris au dépourvu, Ersen lance un clin d’œil, un signe de la main, un sourire charmeur. C’est un échange, une complicité d’un instant.

Dans ses photographies Ersen est avec les gens.

Le travail dans son ensemble est résolument humaniste. Et la photo humaniste définitivement contemporaine et esthétique, comme si tout avait été composé, compris, juste.

L’homme est avec les hommes, et les hommes sont dans la ville. Rien n’est laissé au hasard dans ces photos prises au hasard d’un tournant, d’un feu qui passe au vert, d’une cigarette qui s’allume. Chaque élément, chaque plan est nécessaire à leur lecture.

Sujet, verbe, complément, point d’exclamation ou d’interrogation, la phrase est complète et directe.

Les photographies présentées ici sont des instants du quotidien à Bruxelles ou à Liège lors d’une balade… qu’est ce que j’aurais voulu le voir bondir, courir, s’accroupir à Cuba, en Inde et à Chypre.

Eric VdB










A suivre...

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